Châteaux en Périgord, nouvelles approches.


Châteaux en Périgord, nouvelles approches.

Pour la première fois depuis 1984, les Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord n’ont pu se dérouler en septembre 2020 en raison de la pandémie. Exceptionnel et dramatique, cet arrêt forcé a malgré tout permis de mesurer l’ampleur des découvertes issues des publications de ces colloques sur l’histoire des châteaux, soit une trentaine d’ouvrages.

Le conseil d’administration des Rencontres a donc estimé que le moment était venu d’honorer le Périgord dont les collectivités territoriales soutiennent depuis ses origines une démarche scientifique désormais unique en Europe.

L’ouvrage qui sera présenté en est le fruit, à partir d’une rétrospective des contributions publiées depuis les quinze dernières années.

Il offre des études spécifiques sur des châteaux périgourdins saisis dans leur singularité exemplaire : ainsi de Biron, Thénac, l’Herm, Bridoire, Campagne, Montaigne, Puyguilhem, La Force… et du castel de Garrigues à Bergerac.

Il associe étroitement les approches archéologiques et historiques sur la longue durée.

Coordonnateurs de l’ouvrage, Anne-Marie Cocula et Michel Combet, après une présentation générale des différentes contributions, développeront quelques exemples particuliers centrés sur trois thèmes : les apports de l’archéologie à l’histoire des châteaux ; le château, la justice et la seigneurie ; les vies châtelaines, entre rêves et réalités.

 

Anne-Marie Cocula est professeur émérite à l’Université Bordeaux Montaigne, présidente du centre François Mauriac de Malagar

 

Michel Combet est maître de conférences honoraire à l’Université de Bordeaux – INSPE d’Aquitaine

Une conférence à ne pas manquer !

 

Lundi 5 juin 20h 30 salle polyvalente de La Tour Blanche, entrée gratuite 


Châteaux in Périgord, A New Approach.

For the first time since 1984 the Historical and Archeological Symposium of Périgord was cancelled in September of 2020 because of the pandemic. Despite the exceptionnel and dramatic nature of the situation, the cancellation enabled an extensive inventory of all the discoveries, documented during the previous symposia, of the history of various châteaux; all in all thirty tomes.

The organisations board thus decided that the moment had come to honour the Périgord in a similar fashion to the regional authorities who have been supporting a scientifique approach unique in Europe.

The work presented is the fruit of this endeavour, created from a retrospective of work published these past fifteen years.

It contains specific studies of many châteaux, each with their original slant : Biron, Thénac, l’Herm, Bridoire, Campagne, Montaigne, Puyguilhem, La Force… and the Castel of Garrigues in Bergerac.

It clearly associates the historical and archeological over this period of time.

The editors of the work, Anne-Marie Cocula et Michel Combet, after a general presentation of the contributors,  will develop several particular examples centred around three themes : 

The contribution archeology has played in the history of the château. 

The château, its fiefdom and justice.

The seigniorial life; between dream and reality.

Anne-Marie Cocula is emeritus professor at l’Université Bordeaux Montaigne, and is president of the François Mauriac de Malagar Centre 

 Michel Combet is honorary lecturer at l’Université de Bordeaux – INSPE d'Aquitaine 

A conference  not to be missed!

 Monday 5 June at 20h 30 in the Salle Polyvalente de La Tour Blanche, 

Free Admission 


 Randonnée Patrimoine 

dimanche 2 avril 2023

A la découverte des cabanes en pierres sèches de Léguillac de Cercles

 Nous étions plus d’une centaine au départ de Laubanélie et c’est par petits groupes, guidés par les membres de l’Amicale Laïque de Léguillac et du Club Histoire de La Tour Blanche, que nous sommes partis à la découverte de ce hameau, l’un des plus anciens de la commune de Léguillac de Cercles. S’il est mentionné dès le XIIIème siècle sous le nom d’Aubanelh (du latin « alba »), il ne reste rien de médiéval aujourd’hui. A l’origine, il y avait une fontaine à proximité que l’amicale se propose de restaurer, au XXe siècle l’eau des toitures a été récupérée dans des citernes.

 Au cours de la randonnée, nous avons pu découvrir diverses cabanes devant leur existence à la culture de la vigne, culture pour laquelle les pierres ont dû être extraites du sol. Elles ont été utilisées pour construire des murs de soutènement de terrasses et des cabanes permettant de s’abriter. Certaines cabanes sont construites dans le prolongement d’un pierrier imposant comme celle des Roches, d’autres appuyées au rocher, voire construite en même temps qu’un chemin sous lequel elle s’enfonce en partie. D’autres encore sont, malheureusement, en ruine.

Nous avons également vu une source qui, autrefois, comportait un « puits » avec une margelle à moulures, sans doute un dallage au-devant et une pierre avec un bec pour le débord.

Un lavoir enfin, construit en 1950, qui a été nettoyé par l'amicale et se trouve dans un espace où, autrefois, se tenaient jusqu’à trois bouilleurs de cru et leurs alambics. On peut y observer deux cabanes dont l’une se prolonge par un étroit conduit naturel qui traverse pour rejoindre la deuxième branche du Jallieu et l’autre au fond de laquelle une niche héberge une statue de la Vierge. L’une d’elles permettaient de stocker du bois pour les alambics.

Nous avons ensuite traversé le village du Brouillac, autrefois tenance de l’abbé de Brantôme, et nous avons pu y admirer une croix avec une représentation de l’eucharistie, un pigeonnier datant de l’époque où les bourgeois se voulaient nobles, ici celui du sieur de Palange, puis un bâtiment ruiné se trouvant rue des forges, bâtiment typique des années 30/40.

En nous éloignant du village, nous avons observé une digue retenant l’eau du ruisseau, donnant sans doute accès au premier lavoir du village, avant la construction de celui de 1950. Tout près, une cabane écroulée, autrefois dans le mur, et une niche.

 Nous avons terminé la promenade en passant devant la maison noble de Franchères, et sa galerie XVIIIe (le balaï en occitan) cette seigneurie fut alliée aux Galard de Béarn de la Rochebeaucourt. Au XIXème siècle, l’un de ces Galard a été propriétaire de Fongrenon (Cercles). 

Puis c’est le retour à Laubanelie pour rejoindre les véhicules et nous rendre à Léguillac où nous attendait un excellent repas préparé par Florence Dugenet et l’équipe de l’amicale laïque de Léguillac de Cercles, repas au cours duquel Jean Pierre Faure nous gratifia d’un récital de cornemuse.

Dans la salle les participants ont eu un aperçu du travail réalisé pour organiser cette randonnée-découverte avec l’exposition de photos réalisée par Stéphanie Ravon.

Aux dires de tous les participants, ce fut une belle journée conviviale de découvertes du patrimoine rural de Léguillac de Cercles.

 Sonia Breux



Historical Ramble on Sunday 2 April 2023

Over a hundred of us gathered in Laubanélie to be divided into small groups and be shown around one of the oldest hamlets of Léguillac de Cercles by members of the Amicale Laïque and the La Tour-Blanche historical society.
(Although it was mentioned in the 13th century under the name Aubanelh (from the latin ‘alba’), there are no medieval remains.)

During the ramble we discovered various stone cabins built from stones unearthed in the fields when vineyards were first planted. These stones were also used to build retaining walls and terrasses. 
Some of the cabins were built in the continuation of  large screes such as that of Roches, others were built into the rock face or at the same time as the creation of pathways where, at times, they would be partly buried beneath.  And others are unfortunately in ruins. 
We also visited a spring that used to have a  fashioned well and a form of paving with an over flow in the form of a spout.
Further on, an outdoor washing-space, built in 1950, that has been cleared of overgrowth and situated in a spot where there would have been up to three travelling stills. Here we discovered two cabins, one of which joins the second branch of the Jallieu stream by a long and narrow canal, and the other containing a statue of the Virgin Mary in a nook. One of these cabins was used to store wood for the stills.
We then walked through the village of Brouillac, formerly a tenancy of Brantôme abbey, admiring on the way a stone cross engraved with a monstrance, a dovecote dating to the period where certain bourgeois ‘enobled’ themselves through the changing of their name (in this instance the lord of Palange), and a ruined former smithy with a typical 30s/40s architectural style set upon La Rue des Forges.
As we left the village we walked past an embankment retaining water from the stream,  creating what was most likely an initial washing space for the village before that of 1950. Nearby another tumbled down cabin partially embedded in the wall and another nook.
Our ramble ended as we passed in front of the grand house of Franchères and its 18th century gallery  (le balaï en occitan). This domain was allied to the  Galard de Béarn de la Rochebeaucourt family. During the 19th century a member of this family was the owner of Fongrenon in Cercles.
After a lovely ramble, back to Laubanélie and our cars, and down to Léguillac where an excellent lunch awaited us, prepared by Florence Dugenet and the team of the Amicale Laïque of Léguillac de Cercles. During the meal Jean Pierre Faure gave us a wonderful bagpipe recital ! In the lunch hall a photographic display by Stephanie Ravon enabled all to see the many steps taken to prepare the day.
For one and all, acclaimed, a magnificent and happy day discovering the rural heritage, past and present, of Léguillac de Cercles.

 Traduction Finn Anson