La route de la Soie
Sonia Breux-Pouxviel, 2 mars 2026
Plusieurs routes terrestres traversent la terre d’Asie en Europe ; elles sont instables et suivent les mouvements politiques, variables au gré de la météo et des vents, peu sûre face aux bandits ce qui entraîne de grandes caravanes parfois d’une centaine de chameaux. Le voyage dure entre 8 mois et un an. Bien sûr les marchandises ne sont pas toutes transportées d’un point à un autre, des tractations ont lieu tout au long des routes.
La soie est connue dés le IIIe siècle avant J.C en Chine, où elle est déjà travaillée et commercée. Les caravanes s’organisent peu à peu, la Chine d’abord seule exportatrice, puis les pays voisins qui commencent aussi la fabrication. La soie est considérée comme une matière de luxe, très prisée des égyptiens puis des romains. L’implantation de la culture du ver à soie et du tissage en Europe sera lente. Elle commence lorsque des moines ramènent des cocons de Chine au milieu du XVe siècle.
Les caravanes commercent de nombreuses marchandises, soie, pierres précieuses, laines, papier, lin, tapis, verre, peaux, porcelaine, armes, bronze, parfums et..Les marchands s’intéressent aussi aux échanges culturels et techniques, telle la technique de fabrication du papier, des systèmes d’irrigation etc.
Alexandre le Grand comprend l’importance commerciale de ces routes et facilitera les transports en les sécurisant. Ces routes prospères jusqu’à l’invasion de la Chine par Gengis Khan au XIIIe siècle. Des moines et des marchands sont envoyés en Chine pour faire des alliances avec Gengis Khan afin éviter les communautés musulmanes installées dans les villes sur les routes de la soie. Ainsi de Marco Polo qui voyage de 1271 à 1292 et qui écrira « le livre des merveilles ».
Aujourd’hui existent de nombreux projets de création de nouvelles routes commerciales, le plus important est porté par le président chinois Xi Jinping :
« Les nouvelles routes de la soie » sont un projet stratégique chinois initié en 2013 et visant à relier économiquement la Chine à l’Europe, en intégrant les espaces d’Asie Centrale par un vaste réseau de corridors routiers et ferroviaires. Surnommé le « projet du siècle » par Xi Jinping, ce programme vise à créer une nouvelle génération de comptoirs transnationaux. Dans son versant maritime, ce réseau de routes commerciales inclut les espaces africains riverains de l’Océan indien. Depuis, ce projet est devenu central dans la politique économique chinoise. Il concerne plus de 68 pays regroupant 4,4 milliards d’habitants et représentant près de 40 % du produit intérieur brut (PIB) de la planète.
La conférence a été suivi par une belle assemblée de 80 personnes.
Compte-rendu réalisé par Marie Palué et Pascal Caron





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